Institut pour l'Etude et la Conservation du Baobab

L’association INECOBA s’intéresse à développer et à promouvoir tous projets qui visent à étudier, protéger et sauvegarder les baobabs qui comptent déjà 6 espèces menacées inscrites sur la liste rouge l’IUCN parmi les 8 représentées dans le monde.

adansonia digitata

  • Nous venons de recevoir ce jour un courrier de la Fondation Nature et Découvertequi nous attribue une subvention "Coup de main" pour notre projet intitulé "Au chevet des baobabs". Cette subvention va nous permettre d'éditer un reportage autour du baobab que nous avons tourné en septembre 2007 au Sénégal sous la forme d'une D-Carte, carte postale sur laquelle sera proposée un mini-DVD interactif.

    Nous tenions à remercier toutes les personnes qui nous ont soutenu pour que ce projet aboutisse :

    - Sylvaine - responsable du magasin Nature & Découverte de Parinor à Aulnay-sous-Bois qui nous a accompagné tout au long de ce projet et accueilli lors de la Fête de la Nature dans ce même magasin,

    - Alain Amédro, Vice-président du Conseil Régional d'Ile-de-France et Conseiller Municipal d'Aulnay-sous-Bois, qui depuis notre première rencontre nous soutient et encourage sur nos différents projets,

    - La Mairie d'Aulnay-sous-Boisqui nous attribue chaque année une subvention de fonctionnement,

    - La Maison de l'Environnement à Aulnay-sous-Bois,

    - Jérôme Hutin, le parrain de notre association - visitez son site internet,

    - La société Baobab Companyqui nous suit depuis la création de l'association et participera financièrement à l'édition de ce reportage,

    - La Fondation Nature et Découvertepour l'attribution d'une subvention permettant de financer la post-production du reportage.

    Un grand merci à tous et nous espérons vous annoncer la sortie prochaine de ce reportage avant la fin de l'année.

  • L'INECOBA est désormais une marque déposée (n° national : 10 3 743 802) à l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Cette inscription était devenue nécessaire contre toute utilisation du nom de notre association dans un autre cadre que celui de nos activités.

  • Dans le cadre de la mission DARABAO qui se tiendra du 09 au 22 juillet 2011, le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la nature du Sénégal, la Direction des Parcs Nationaux ainsi que la Direction des Eaux, Forêts et Chasse viennent de nous apporter leur soutien.

  • Le documentaire de 12 minutes intitulé "Graine de colosse" est désormais disponible. Une avant-première aura lieu d'ici quelques semaines à Aulnay-sous-Bois; d'autres projections seront programmées en 2011 par exemple en mars à l'occasion du salon Edenia à Cergy-Pontoise. Des informations plus précises vous seront communiquées sur le site de l'association.

    avec la participation de:

    • Sébastien GARNAUD - Président-Fondateur de l'Institut pour l'Etude et la Conservation du Baobab
    • Tomas Diagne - Agronome / Membre expert Commission Survie des Espèces IUCN
    • Philippe Raguin - Directeur de la Société Végétaux d'Ailleurs International
    • Eric Brun - Pilote - Aérodrome de Saly
    • Christian Deering - Directeur de la Réserve de Bandia
    • Ousman Diop - Village de Fissel Mbadane

    Commentaire & Réalisation : Federico Varrasso

    Narration : Christian Crahay

    Son & Mixage :Yves Bemelmans

    Crédits photographies :

    • Maurice Loir - Zooplanction & chrysalide
    • Florian Dessimoz - Périophtalme
    • Emilie Segard - Fougères
    • Sébastien Garnaud - Baobabs

    Avec le soutien de :

  • MORONDAVA (AFP) - Leurs larges troncs, coiffés d'une couronne de branches à une vingtaine de mètres de haut, se dressent majestueusement le long de la route poussiéreuse, formant la célèbre "allée des baobabs" de Madagascar. On les croirait éternels, mais ces arbres géants viennent d'être sauvés in extremis de la mort par noyade.

    "Une usine de sucre déversait de l'eau dans le site, et les habitants utilisaient cette eau pour faire de la riziculture. Les baobabs étaient au milieu des rizières, et avaient les pieds dans l'eau toute l'année", raconte Anselme Tilahimena de l'association environnementale Fanamby qui gère l'aire désormais protégée et ses 313 baobabs.

    Conséquence, les troncs pourrissaient de l'intérieur et les cyclones renversaient régulièrement les colosses affaiblis, au rythme de deux par an en moyenne.

    La mise en place en 2007 d'une zone protégée de 320 hectares a permis de prendre des mesures pour conserver ce monument naturel situé à 20 km de Morondava, dans l'ouest du pays. "L'allée des baobabs" est une étape incontournable des circuits touristiques et l'arbre géant est un des symboles de la Grande île qui compte six espèces endémiques sur les huit recensées dans le monde.

    Le déversement de l'eau dans la zone a été stoppé. Les rizières, asséchées, ont disparu du paysage pour laisser place à des marécages envahis de jacinthes aux fleurs mauves. Les enfants des alentours y barbotent joyeusement tandis que leurs mères plongent leurs filets pour pêcher de petits poissons. 250 personnes habitent dans la zone.

    "Depuis 2007, nous avons développé des activités agricoles alternatives de culture sèche comme l'arachide, ou bien des cultures maraîchères, pour compenser la perte de revenus liée à l'arrêt de la riziculture", explique Anselme Tilahimena.

    "L'arachide rapporte moins"

    Mais le changement d'activité est difficile à accepter pour les cultivateurs, alors que l'eau déversée par l'usine de sucre rendait la terre fertile et les récoltes de riz abondantes.

    "C'est important de protéger les baobabs, mais l'arachide rapporte moins", déplore Vontanana, 56 ans, qui cultivait du riz au pied des baobabs. "Je vais continuer la riziculture si l'on construit un canal."

    Un canal de sept kilomètres est en effet en construction en dehors de la zone protégée pour irriguer une surface de 187 hectares. Les paysans pourront y faire produire du riz sans que cela présente de danger pour les baobabs.

    "On a compris que c'est la seule solution: trouver un autre terrain pour la culture du riz. On a de bons résultats ici dans la culture maraîchère, mais il est très difficile de changer les pratiques. C'est un travail de longue durée ", explique Anselme Tilahimena.

    Autre opportunité mise en avant par l'association Fanamby et les communautés: l'artisanat. A l'entrée du site, une boutique de bois et de raphia propose aux touristes boissons fraîches et baobabs miniatures en palissandre, sculptés par des villageois. Les bénéfices reviennent aux sculpteurs et aux organes de gestion du site.

    Derrière le comptoir, Mahotoeky Randrianirina, père de famille de 28 ans, assure la permanence plusieurs fois par semaine, quand ses cultures de maïs et de patates douces le lui permettent.

    "Je maîtrise bien la sculpture maintenant. Grâce à cela, mes revenus ont beaucoup augmenté, et avec cet argent j'ai pu construire une nouvelle maison et acheter des chèvres", raconte-t-il en souriant.

    Mahotoeky Randrianirina compte bien sur le développement du tourisme pour améliorer le niveau de vie de ses trois enfants, même si pour l'instant, la boutique est la seule infrastructure d'accueil sur un site visité par 6000 touristes par an.

    Fanamby et l'association de villageois préparent l'avenir de "l'allée" : des baobabs, de l'espèce locale "adansonia grandidieri", sont plantés chaque année sur toute la zone protégée.

    © 2011 AFP - Article publié sur le site de libération

    Conséquence, les troncs pourrissaient de l'intérieur et les cyclones renversaient régulièrement les colosses affaiblis, au rythme de deux par an en moyenne. ( © AFP Aline Ranaivoson)
  • 100% Mag a diffusé mercredi 11 janvier 2012 à 18h45 un reportage intitulé : Baobab : le nouveau fruit miracle ? Une adhérente de l'association, Elodie, a bien voulu se prêter au jeu en concoctant une quiche poireau, saumon et pulpe de baobab ainsi qu'un gâteau au chocolat toujours avec la pulpe ! En boisson, du bissap/bouye issu de la macération de fleurs d'hibiscus et de la pulpe de baobab ! Pour terminer le tournage, 2 mamans et 4 enfants ont bien voulu goûter ces plats....

    Pour vous procurer de la pulpe de fruit de baobab bio : cliquer ici

    Vous trouverez sur ce poster toutes les propriétés nutritionnelle de ce superfruit :  cliquer ici

     

    Visualiser le reportage en cliquant ici

  • 100% Mag diffusera mercredi 11 janvier 2012 à 18h30 un reportage sur la pulpe de fruit de baobab. 5 minutes seront consacrées à l'utilisation de cette pulpe en cuisine. Une adhérente de l'association, Elodie, a bien voulu se prêter au jeu en concoctant une quiche poireau, saumon et pulpe de baobab ainsi qu'un gâteau au chocolat toujours avec la pulpe ! En boisson, du bissap/bouye issu de la macération de fleurs d'hibiscus et de la pulpe de baobab ! Il y a même un petit secret de beauté....

    Pour terminer le tournage, 2 mamans et 4 enfants ont bien voulu goûter ces plats....Pour vous procurer de la pulpe de fruit de baobab bio : cliquer ici

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  • Selon les experts en santé, le baobab est un arbre qui a beaucoup de propriétés médicinales. Dans ce document produit par les spécialistes du site spécialisé en santé, shifasantebienetre.com donne 12 propriétés médicinales du baobab.

    En Afrique, le baobab symbolise la longévité. Et pour cause, certains baobabs auraient plus 2000 années d’existence. S’il est caractérisé par une croissance lente et irrégulière, toutes les parties du baobab (pulpe, feuille, écorce, graines, racines…) sont utiles de bien de façons. Allons donc à la découverte des propriétés médicinales de cet arbre exceptionnel qu’on a l’habitude de surnommer « l’arbre du pharmacien ».

    1- Un fortifiant naturel

    Beaucoup ne connaissent du baobab que sa pulpe communément appelé pain de singe ou encore bouye (wolof). Cette pulpe est très riche en acides organiques, calcium et vitamine C. Sa forte concentration en vitamine C (environ 3000mg/kg) en fait un excellent remède contre le scorbut. Les autres composants du baobab ne sont pas en reste. Les feuilles sont très concentrées en protéines et en calcium tandis que les graines sont très riches en oligoéléments et diverses autres vitamines. Tous ces composants naturels font du baobab une source quasi inépuisable d’énergie pour l’organisme. On peut consommer le baobab sous forme de poudre, de boissons de tisanes ou de décoctions. Quelque soit la formule choisie, le baobab apporte de la tonicité et de l’énergie à l’organisme. De ce fait, il est particulièrement recommandé aux enfants en période de croissance et aux personnes âgées. Dans la pharmacopée traditionnelle africaine, le baobab est le remède par excellence contre les maux gastriques.

    2- Le baobab contre les maux gastriques

    Grâce à sa teneur en acides organiques principalement les acides citrique et tartriques, le baobab permet de soigner de nombreux maux gastriques notamment la dysenterie, la diarrhée et les inflammations du tube digestif. Le baobab aide également à lutter contre la déshydratation causée par ces maux gastriques. De plus grâce à sa riche teneur en fibres, il permet de maintenir le système digestif en bon état. Le baobab est également un puissant remède contre le paludisme.

    3- Un puissant fébrifuge

    L’écorce du baobab est réputée pour ses propriétés fébrifuges. Ainsi, une infusion ou une décoction de baobab permet de lutter efficacement contre le paludisme mais également les accès de fièvre. Les vitamines contenues dans la pulpe sont également essentiels pour effectuer une cure ou pour aider à la remise en forme des personnes convalescentes.

    4- Vertus anti inflammatoires

    De nombreuses études ont démontré les vertus anti inflammatoires et anti-oxydantes du baobab. On le recommande pour les personnes atteintes de cancer, de maladies auto-immunes et diverses autres maladies inflammatoires Dans l’organisme, il joue un rôle hépato protecteur. Grace à son apport essentiel en bonnes bactéries, il permet également de venir à bout des inflammations de l’intestin. On utilise également le baobab plus précisément son huile pour soulager les douleurs musculaires.

    5- Le baobab pour lutter contre la carie dentaire

    La propriété analgésique du baobab est très souvent exploitée pour venir à bouts des douleurs et maux de dents. En particulier pour la carie dentaire, il est recommandé d’appliquer sur la dent malade la sève de baobab. Les graines de baobab sont également utilisées en médecine traditionnelle comme traitement contre la carie dentaire. A ce titre, elles sont réduites en poudre appliquée sur la dent malade.

    6- Pour traiter l’arthrose et la polyarthrite

    Le phosphore et le calcium sont essentiels pour la santé des os. A titre comparatif, une pulpe de baobab contient deux fois plus de calcium qu’un verre de lait. L’apport de ces différents composants est essentiel pour l’organisme en particulier les malades souffrant d’arthrose ou de polyarthrite. Très riche en potassium, le baobab favorise la bonne marche du système musculaire tout entier. Son effet antalgique aide également à mieux gérer les conséquences afférentes à ces deux maladies.

    7- Propriétés cicatrisantes

    Les feuilles et les graines de baobab sont réputées pour leurs propriétés cicatrisantes. Pour soigner une blessure externe, vous pouvez commencer par appliquer la gomme de baobab dessus afin de la désinfecter. Ensuite, vous pouvez frotter les feuilles les unes contre les autres et en extraire le jus pour soigner la plaie. Cette recette appliquée une à deux fois par jour facilite le processus de guérison de la plaie ainsi qu’une bonne cicatrisation. Pour les brûlures on utilise principalement la pâte obtenue en concassant les graines. C’est donc à juste titre qu’on utilise le baobab pour venir à bout de la variole ou encore de la rougeole.

    8- Efficace dans le traitement de la variole et de la rougeole

    Ces deux maladies sont caractérisées par l’apparition de pustules sur le corps. Mal traitées elles peuvent faire l’objet de vilaines cicatrices. Nous avons montré plus haut les propriétés fébrifuges et cicatrisantes du baobab. De ce fait, il est utilisé pour traiter la variole et la rougeole. En particulier les fibres extraites de la pulpe servent d’éponge pour laver les malades afin de calmer les démangeaisons.

    9- Efficace contre les vergetures

    Le baobab plus particulièrement son huile extraite des graines est très efficace pour redonner à la peau son élasticité. Aussi de nombreuses femmes en Afrique en font usage pendant et après la grossesse pour éliminer les vergetures. Les graines de baobab sont également réputées galactagogues c’est-à-dire qu’elles favorisent la sécrétion lactée. L’huile de baobab est également très utilisée comme soin du corps.

    10- Un effet hydratant et adoucissant sur la peau

    Au même titre que le karité, l’huile de baobab est très prisée pour entretenir la peau au quotidien notamment celles des enfants. Il faut noter cependant que l’huile de baobab est beaucoup plus rare que le karité. En effet, un baobab produit une moyenne d’un litre d’huile par an. Aussi on mélange souvent cette huile précieuse à un autre soin du corps pour un usage quotidien. Vous pouvez également ajouter quelques gouttes dans votre bain au quotidien pour en constater les effets nourrissants et régénérateurs. L’huile de baobab est fortement recommandée pendant les périodes de grand froid et les saisons sèches pour éviter l’altération des cellules de la peau. A ce propos, il n’y a pas meilleur soin anti-âge.

    11- Contre les rides et le vieillissement de la peau

    Vieillir fait partie du processus naturel de la vie. Il n’empêche que prendre soin de soi permet de « bien vieillir » Et c’est ce à quoi aide le baobab notamment grâce à ses graines et sa pulpe qui peuvent être incorporés dans du savon, les masques gommant ou encore les pommades. Ses propriétés émollientes permettent de conserver une peau lisse et soyeuse. On retrouve le baobab dans de nombreux soins anti âge mais également dans l’univers des soins capillaires.

    12- Un excellent soin capillaire

    Excès de sébum, de pellicules dans les cheveux ? Utilisez désormais l’huile de baobab. Vous pouvez l’associer au karité et à l’huile de coco. L’huile de baobab permet de venir à bout des cheveux secs et cassants. Mieux encore il permet de conserver une chevelure souple et brillante même en saison sèche. Vous pouvez appliquer à titre de masque capillaire la pâte obtenue en concassant les graines de baobab. Effectué mensuellement ce soin naturel vous permettra de prévenir efficacement les pellicules et autres infections du cuir chevelu.

    Les façons de consommer le baobab sont légion. De la racine aux feuilles, il n’y a pratiquement rien à jeter. De nombreuses industries pharmaceutiques mènent des études notamment sur la pulpe de baobab source de nombreuses vitamines. En dehors même de l’aspect thérapeutique, le baobab revêt un aspect sacré en Afrique et est également très utilisé dans le domaine artistique. Alors consommez en autant que possible de la façon de votre choix. N’oubliez pas de partager avec nous vos recettes favorites à base de baobab.

     

    Source: http://shifasantebienetre.com

  • Afin de renforcer les initiatives visant à promouvoir la gestion durable, la préservation et le développement des forêts sur le plan mondial, l’Assemblée générale a adopté aujourd’hui une résolution proclamant 2011, Année internationale de la forêt. Les forêts sont une partie intégrante du développement mondial durable: les activités économiques relatives aux forêts ont une incidence sur l’existence de 1,6 milliard de personnes au plan mondial, apportent des bienfaits socioculturels, servent de fondement aux savoirs autochtones et, en tant qu’écosystèmes, jouent un rôle primordial en matière d’atténuation des répercussions des changements climatiques et de protection de la biodiversité. L’Année internationale de la forêt s’emploiera à faire œuvre de sensibilisation et à renforcer les initiatives visant à gérer, conserver et développer tous les types de forêts, y compris les arbres hors forêts. « C’est une invitation permanente à la communauté mondiale » a déclaré Pekka Patosaari, Directeur du Secrétariat du Forum des Nations Unies sur les forêts « à s’entendre et à coopérer avec les gouvernements, les organisations internationales et la société civile, afin de veiller à ce que nos forêts soient gérées durablement dans l’intérêt des générations présentes et futures ». Chaque jour, quelque 350 km2 de couverture forestière sont détruits à travers le monde. La conversion en terres agricoles, un abattage incontrôlé, une gestion des sols inefficace ainsi que la multiplication des établissements humains sont les causes principales de cette perte de zones forestières. **************** Dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité 2010 et future Année Internationale de la Forêt en 2011, l'association INECOBA souhaite éditer une D-carte qui comprend en plus de la carte postale classique revisité par une composition graphique attractive, un mini-dvd sur lequel sera présenté un documentaire de 12 minutes de sensibilisation grand public autour du baobab et principalement de la problématique de la non-régénération de l'espèce au Sénégal. Un contenu interactif associant une photothèque, des contes et quelques interview scientifiques permettra de proposer sous ce support un ensemble d'informations complémentaires au documentaire pour élargir par exemple les menaces qu'il existe autour de cet arbre emblématique à la fois en Afrique mais aussi dans nos départements et territoires d'outre mer. Si vous êtes un particulier, une société et que vous voulez nous aider dans cette démarche, merci de nous adresser un courriel à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour recevoir le dossier de présentation de ce projet ou nous contacter par téléphone au 06.14.80.04.33
  • Dans le sud de Madagascar, les baobabs sont creusés pour stocker l'eau de pluie. Une pratique à découvrir en vidéo :


    Les baobabs de Madagascar par LEXPRESS

  • Voici un article publié en Janvier 1964 dans la revue Notes Africaines. Ce baobab décrit à Fissel a disparu quelques années maintenant sans plus de précision...la foudre semble t'il....

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    Dans son article intitulé "Le plus gros baobab du Sénégal n’est plus celui de Dakar" paru dans les Notes Africaines, ,n°98 (avril 1963) M. J. G. Adam demandait aux curieux de la nature de mesurer les baobabs qu’ils rencontreraient. A la suite de cet appel l’un de nous (T. L.) s’est souvenu de l’existence d’un énorme baobab à Fissel, son village d’origine, qui se situe à l’Est de Mbour à la distance de 90 km de Dakar à vol d’oiseau.

    Il était donc nécessaire de se rendre dans ce lieu pour pouvoir mesurer l’arbre en question. A cette intention, nous nous rendus à Fissel où nous avons pu effectuer les mensurations avec la méthode préconisée par J.G. Adam, c'est-à-dire, une cordelette de sisal tendue autour du tronc à 1,50 m de sol. C’est ainsi que nous avons obtenu 22,09 m, que nous pouvons raisonnablement arrondir à 22 m étant donné le manque de précision de la mesure. Ce résultat nous permet de dire que le baobab de Fissel bat nettement le record des périmètres avec environ 1 m de plus que le baobab du Sénégal oriental, et 1,70 m de plus que celui de l’ellipse du point E à Dakar qui mesure 20,30 m. Cependant, il est possible de trouver au Sénégal d’autres arbres de cette espèce, qui seront peut-être plus gros que ceux dont les mesures figurent ici.

    M. Condamin et T. Lèye (IFAN, Dakar) - Notes africaines - n°101 - Janvier 1964 - p.29-30

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  • En adhérant à l'INECOBA, vous soutenez notre association loi 1901 dont les objectifs sont :

    • de promouvoir toute réflexion et toute action visant à faire connaître le baobab en France, en Afrique et plus particulièrement au Sénégal et dans le reste du monde,

    • d'encourager et développer des outils d'information et de communication sur les plantes tropicales et arbres à destination des enfants, des étudiants et du grand public,

    • d'encourager les étudiants et les chercheurs à développer une recherche scientifique autour des baobabs.

     

    Le montant de cotisation 2019 en tant membre actif / adhérent(e) a été fixé à 20 euros* par le bureau de l'INECOBA et vous permet de bénéficier des avantages suivants :

    • la possibilité de s'impliquer dans les programmes et actions définis en 2019 & 2020
    • d'un accès à une sélection d'articles scientifiques et de vulgarisation autour du baobab régulièrement mises à jour
    • bénéficier d'un réseau de professionnels et de passionnés pour échanger & proposer des idées autour de nos objectifs
    • être informé régulièrement de l'avancement de nos projets grâce à notre newsletter d'information
    • Vous recevez également en signe de bienvenue notre affiche et un sachet de graines de baobab (Adansonia digitata).

     

    Les organisations, entreprises, fédérations ou fondations peuvent également adhérer à l'association en tant que membre bienfaiteur dont la cotisation a été fixée à 250 euros.

    Un reçu fiscal vous sera adressé par retour du courrier ainsi que des comptes-rendus réguliers d'activité et d'utilisation des dons. Ce reçu fiscal devra être joint à votre déclaration d'impôt. En cas de déclaration des revenus par internet, le reçu sera à conserver, l'administration fiscale pouvant les réclamer.

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    Pour les dons consentis à l'INECOBA, vous profitez d'une réduction d’impôt de 66 % en 2019, celles-ci étant retenues dans la limite annuelle de 20 % de votre revenu imposable (Art. 200 du CGI). Ainsi par exemple, un don de 100 euros ne vous revient qu'à 34 euros après déduction fiscale.

    Lorsque le montant de ces dons dépasse la limite de 20%, l’excédent est reporté sur les 5 années suivantes et permet de bénéficier de la réduction d’impôt dans les mêmes conditions.

     

  • Le Kit Baobécole© est un outil pédagogique pluridisciplinaire à destination des élèves de maternelle de moyenne et grande section ayant pour objectif la découverte d'une autre culture, de nouveaux paysages, d'une faune et d'une flore typique du continent africain et en particulier les baobabs, symbole du Sénégal.

    Ce kit a été conçu en collaboration avec une équipe d'enseignants de maternelle qui a utilisé, testé et amélioré les fiches initialement proposées. Cet outil complet a pour but d'éveiller et de développer la créativité, la curiosité et le respect de l'environnement chez les élèves tout en y associant l'acquisition de connaissances scolaires indispensables propre à ce cycle d'étude.

    Ce kit a connu un vif succès depuis l'année dernière avec plus de 1 500 demandes d'utilisation en moins d'1 an via un formulaire de téléchargement disponible sur internet : http://www.boutique-baobab.fr/baobab

    Nous vous proposons de recevoir gratuitement une affiche-poster d'une forêt de baobab au Sénégal (format A2). Afin de pouvoir en distribuer un maximum, nous demandons juste une enveloppe en format A4 ou demi-A4 déjà timbrée à 250 g ou 500 g à expédier à l'adresse suivante :

    Association INECOBA - S. GARNAUD

    Opération affiche BAOBAB

    8 rue Charles Vaillant - 93600 Aulnay-sous-Bois

    Cette affiche a été imprimée grâce au soutien de : Accro-baobab, Baobab company, Végétaux d'Ailleurs International et la Ferme aux Crocodiles

  • Le genre Adansonia appartenant aux Bombacacées, une sous-famille des Malvaceae, se compose de neuf espèces. Six espèces sont endémiques à Madagascar et ne se retrouvent seulement ici dans le monde. Le baobab Grandidieri (Adansonia grandidieri Baill.) est le plus grand et le plus célèbre des six espèces de baobabs malgaches.

    Le baobab Grandidieri est classé comme espèce en voie de disparition depuis 2006 sur la Liste rouge de l'UICN. Cependant, les récentes images satellites à haute résolution montrent que la population totale de ce baobab est beaucoup plus importante que les estimations précédentes dépassant un million d'individus.

    La recherche présentée ici est la première étude de l'architecture et de l'âge du baobab Grandidieri. Plusieurs très grands individus de la région de Morombe-Andombiro-Andavadoaka, y compris le "Tsitakakoike", le plus grand baobab de Madagascar, ont été examinés; la principale méthode utilisée a été la datation au radiocarbone par AMS via des échantillons de bois prélevés dans leurs troncs.

    Les résultats suggèrent que, en termes de volume total de l’arbre, les plus grands baobabs Grandidieri pourraient dépasser les plus grands baobabs africains (Adansonia digitata L.). Les résulats indiquent également que les plus grands baobabs "Grandidieri" sont généralement multi-troncs, avec de très grands et larges espaces vides fermés à l'intérieur de leurs troncs quasi-cylindriques.

    Selon les datations au radiocarbone, les âges des plus vieux baobabs Grandidieri ont plus de 1 000 ans.

    Cette recherche a été financée par le ministère roumain de l'Education nationale CNCS-UEFISCDI subvention PN-II-ID-PCE-2013-76.

    Traduction du résumé de : Structure and age of the Grandidier’s baobab (Adansonia grandidieri ) determined by AMS radiocarbon dating - Adrian Patrut, Karl von Reden, Jean-Michel Leong Pock-Tsy, Laszlo Rakosy, Roxana Patrut, Daniel Lowy, Dragos Margineanu, Pascal Danthu - Programme and Abstracts Handbook of "The Thirteenth International Conference on Accelerator Mass Spectrometry - p.134 - GAA - Topic: General AMS Applications

    Tsitakakoike ou Tsirakoike est localité prés d'Andombiro, est le plus gros baobab Grandidieri de Madagascar
    Même si les autorités nationales ont accordées son étude, les mesures de cet arbre sacré et la collecte des échantillonsont été réalisé seulement avec l'accord du chef local de Andombiro, qui a organisé un rituel préliminaire autour du baobab.

     

    Allée des Baobabs à Madagascar

     

    Photo : A. Patrut - Structure and age of the Grandidier’s baobab (Adansonia grandidieri ) determined by AMS radiocarbon datingStructure and age of the Grandidier’s baobab (Adansonia grandidieri ) determined by AMS radiocarbon dating

     

     

     

  • Vous trouverez un petit guide "Arbres à Palabres" - Une campagne d'éducation à la nature pour connaître et protéger les arbres réalisé par le CPNen 1995 où il est question du baobab bien sûr mais aussi d'autres espèces africaines.

    L'éducation à l'environnement est un enjeu primordiale pour les jeunes générations, c'est pour cela qu'après la réalisation d'un DVD "Au chevet des baobabs" sorti en ce début d'année, l'association INECOBA travaille actuellement sur la confection d'une mallette pédagogique complète permettant de découvrir les baobabs du monde entier au travers de posters, livret, cartes postales, documentaires, semis de graines,.....

    L'association intègre également cette année une équipe de recherche internationale qui travaille sur les baobabs d'Afrique. Rendez-vous d'ici quelques semaines sur notre site pour en savoir plus sur ce projet très prometteur....

    Cliquer ici pour télécharger le livret

  • L'Assemblée générale annuelle de l'association INECOBA se tiendra le samedi 25 janvier 2014 à 14h00, au siège de l'association : 8 rue Charles Vaillant 93600 Aulnay-sous-Bois.

  • Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar, sont depuis quelques décennies menacés. Les écosystèmes qui les abritent se transforment sous l’effet conjugué des activités humaines et des changements climatiques, et la question de leur régénération se pose. Le Cirad et ses partenaires réalisent un vaste programme de recherches qui vise à jeter les bases d’une gestion durable de ces écosystèmes.

    Madagascar abrite sept des huit espèces de baobab connues, et six d’entre elles y sont endémiques. Ces arbres aux fonctions multiples fournissent produits et services aux populations, mais possèdent également une dimension sociale, culturelle et paysagère. L’évolution de leurs écosystèmes semble les affecter et fait peser des risques sur leur régénération.

    Le Cirad mène, avec ses partenaires malgaches et européens, un programme de recherche pluridisciplinaire, qui vise à répondr eà trois grandes questions : comment se structure la diversité du genre Adansonia et quelle est sa distribution spatiale ? comment les espèces fonctionnent-elles dans leurs écosystèmes ? quelles sont les relations entre baobabs et société ? Trois exemples illustrent la diversité et la complémentarité des travaux engagés.

    Des recherches fondées sur l’utilisation de marqueurs cytoplasmiques et nucléaires sont menées pour comprendre la structuration génétique des populations de baobab. Elles ont mis en évidence un phénomène d’introgression entre trois espèces. Ce processus naturel d’hybridation interspécifique produit des individus qui, bien qu’appartenant à une espèce, ont intégré des parties de génome de l’autre. Ce serait, pour les baobabs, un moyen d’adaptation aux modifications rapides de leur environnement. Cette découverte pose de nombreuses questions quant aux mécanismes biologiques impliqués et aux effets adaptatifs de ces échanges génétiques.

    La distribution spatiale des peuplements de baobabs est étudiée par photo-interprétation d’images satellitaires à très haute résolution spatiale. Les premiers résultats validés sur le terrain sont prometteurs. Ainsi, pour l’espèce Adansonia grandidieri, plus d’un million d’arbres ont été localisés. La méthode va être adaptée pour cartographier les peuplements des six autres espèces présentes sur l’île.


    A l’échelle locale, une étude de la célèbre Allée des baobabs de Morondava a montré la nécessité de comprendre les relations qu’entretiennent les populations avec les baobabs, pour proposer des modalités de gestion et de conservation viables. Pour préserver le site et le valoriser d’un point de vue écotouristique, le gouvernement y a interdit la culture du riz sans offrir de compensations adaptées aux agriculteurs. Cette étude a montré que le baobab était intégré à un système agroforestier élaboré et qu’il était ainsi protégé par les populations.

    Article disponible sur le site du CIRAD : cliquer ici

  • Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature (Sénégal)

    Extrait du Code Forestier

  • L'association INECOBA est heureuse de vous présenter le premier baobab (Adansonia grandidieri) de la fameuse allée des baobabs de Morondava qu'elle parraine officiellement dans le cadre du projet Baobab (The Baobab Project - Madagascar). Il devient notre nouvelle mascotte !

     

  • Des scientifiques autours d’un baobab de l’espèce Adansonia Za dans une région introgréssée, à Betioky, au sud-ouest de Madagascar © J.M. Leong.

     

    À la marge des règles du monde vivant, trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles. Cette sexualité interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s’adapter aux changements environnementaux. Un des nombreux mystères qu’il reste à élucider chez ces majestueux colosses menacés de disparition.

    Le baobab est de ces organismes qui nous rappellent que la réalité est toujours plus complexe qu’il n’y paraît. Certains de ces arbres fabuleux sont capables de se reproduire avec des congénères d'une espèce différente. Ce phénomène d’échange génétique entre espèces distinctes, appelé introgression, défie la définition même du terme « espèce ». Il vient d’être mis en évidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires dans le cadre du projet Corus-baobab*.
    « Les premières études génétiques réalisées sur les baobabs montraient des incohérences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggérait déjà l’existence d’un tel phénomène. » Pour les scientifiques, Madagascar constitue un champ d’étude unique car la Grande île est riche de sept espèces de baobabs sur les huit existants sur la planète.

     
    Comparaison d’ADN

    Après plusieurs missions de terrain pour récupérer de l’ADN via des échantillons de feuilles ou d’écorces, les résultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspécifique et donc l’introgression génétique. Explications. Un arbre d’une espèce A peut féconder celui d’une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s’« acoquiner » aussi bien avec un « partenaire » A que B. Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs « rejetons » feront alors partie de l’espèce A, sauf qu’ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d’espèces B. Le tour est joué !
    Pour reconnaître un arbre introgréssé, les généticiens de l’équipe, Jean-Michel Leong Pock Tsy et Roselyne Lumaret ont usé d’une astuce. Ils ont comparé l’ADN du noyau cellulaire, issu pour moitié de la mère et pour moitié du père, avec celui contenu dans les chloroplastes** qui a la propriété d’être transmis exclusivement par la mère. Le décalage entre les deux ADN permet aux généticiens de mettre en évidence ce phénomène d’échange de gènes entre espèces.

     
    Au-delà de la sélection naturelle

    Echantillonnage d’écorce sur un baobab Adansonia Za, une espèce capable d’introgression génétique © Cirad, C. Cornu.

    Déjà observé chez les chênes par Roselyne Lumaret, le phénomène d’introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs. On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans ! Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne Jean-Michel Leong Pock Tsy : « leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l’a décrite Darwin, l’introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales. »

    Grands mais fragiles

    Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar sont de plus en plus menacés par les activités humaines et la transformation de leur écosystème. Les recherches financées par le projet Corus-baobab et par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité ont pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement biologique de ce patrimoine unique au monde pour en améliorer la protection (voir encadré) . Par exemple, la découverte des phénomènes d’introgression chez le baobab signifie que les gestionnaires de la conservation ne doivent plus considérer ces arbres du seul point de vue de l’espèce. « Imaginez qu’on définisse uniquement des aires protégées où ne vit qu’une espèce, le phénomène d’introgression ne peut plus se produire, les individus pourraient ainsi perdre un précieux mécanisme d’adaptation, ce qui est loin d’être sans conséquence dans un contexte actuel de changements globaux ! » explique Pascal Danthu.

     

    L’arbre aux mille surprises

    « Tout le monde connaît les baobabs. Pourtant, du point de vue scientifique, c’est le désert » confie Pascal Danthu. Les projets de l'unité de recherche en partenariat « Forêts et Biodiversité » étudient cet arbre sous tous les angles afin d’apporter des clés pour une gestion plus durable des baobabs. Une gestion capable de concilier la satisfaction des besoins et des usages des populations et la conservation de ce patrimoine unique. Plusieurs approches se croisent : de la génétique aux rapports étroits qu’entretiennent les sociétés avec ce géant du règne végétal, en passant par l’écologie pour mieux connaître ses pollinisateurs, par exemple. Pascal Danthu assure que « le baobab surprend quel que soit l’angle d’étude. L’anatomie du bois est extrêmement complexe, l’architecture de l’arbre défie les modèles classiques, et les relations qu’entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes. »


    Et puisque les baobabs ne semblent pas être à un mystère près, les chercheurs tentent de percer une autre énigme : la faible présence de petits baobabs dans les forêts malgaches. Ce déficit de régénération fait dire à certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longévité. Le biologiste, lui, n’en est pas persuadé : « ce phénomène peut être dû à des effets anthropiques, aux premières manifestations du réchauffement climatique, ou encore, à une régulation naturelle liée à la très longue durée de vie. La question est à l’étude. » En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, à l’ouest de Madagascar, a ouvert une première piste de réponse : « dans cette région très peu anthropisée, la démographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitées. »

     

    * Le projet Corus-baobab est coordonné par Roselyne Lumaret, généticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l'unité de recherche en partenariat «Forêts et Biodiversité», un dispositif prioritaire du Cirad à Madagascar. Les partenaires du projet sont le Cirad, l’Université d’Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l’IRD, l’Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l’Université de Barcelone.

    ** Les chloroplastes sont les organites des cellules végétales qui contiennent la chlorophylle. Ils captent la lumière fournissant l’énergie nécessaire à la réaction de photosynthèse.

    Article publié sur le site du CIRAD
    À la marge des règles du monde vivant, trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles. Cette sexualité interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s'adapter aux changements environnementaux. Un des nombreux mystères qu'il reste à élucider chez ces majestueux colosses menacés de disparition.
    
    Le baobab est de ces organismes qui nous rappellent que la réalité est toujours plus complexe qu'il n'y paraît. Certains de ces arbres fabuleux sont capables de se reproduire avec des congénères d'une espèce différente. Ce phénomène d'échange génétique entre espèces distinctes, appelé introgression, défie la définition même du terme "espèce". Il vient d'être mis en évidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires dans le cadre du projet Corus-baobab(1).
    
    "Les premières études génétiques réalisées sur les baobabs montraient des incohérences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggérait déjà l'existence d'un tel phénomène." Pour les scientifiques, Madagascar constitue un champ d'étude unique car la Grande île est riche de sept espèces de baobabs sur les huit existants sur la planète.
    Comparaison d'ADN
    
    Après plusieurs missions de terrain pour récupérer de l'ADN via des échantillons de feuilles ou d'écorces, les résultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspécifique et donc l'introgression génétique. Explications. Un arbre d'une espèce A peut féconder celui d'une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s'"acoquiner" aussi bien avec un "partenaire" A que B. Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs "rejetons" feront alors partie de l'espèce A, sauf qu'ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d'espèces B. Le tour est joué !
    
    Pour reconnaître un arbre introgréssé, les généticiens de l'équipe, Jean-Michel Leong Pock Tsy et Roselyne Lumaret ont usé d'une astuce. Ils ont comparé l'ADN du noyau cellulaire, issu pour moitié de la mère et pour moitié du père, avec celui contenu dans les chloroplastes(2) qui a la propriété d'être transmis exclusivement par la mère. Le décalage entre les deux ADN permet aux généticiens de mettre en évidence ce phénomène d'échange de gènes entre espèces.
    Au-delà de la sélection naturelle
    
    Déjà observé chez les chênes par Roselyne Lumaret, le phénomène d'introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs. On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans ! Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne Jean-Michel Leong Pock Tsy : "leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l'a décrite Darwin, l'introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales."
    Grands mais fragiles
    
    Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar sont de plus en plus menacés par les activités humaines et la transformation de leur écosystème. Les recherches financées par le projet Corus-baobab et par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité ont pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement biologique de ce patrimoine unique au monde pour en améliorer la protection. Par exemple, la découverte des phénomènes d'introgression chez le baobab signifie que les gestionnaires de la conservation ne doivent plus considérer ces arbres du seul point de vue de l'espèce. "Imaginez qu'on définisse uniquement des aires protégées où ne vit qu'une espèce, le phénomène d'introgression ne peut plus se produire, les individus pourraient ainsi perdre un précieux mécanisme d'adaptation, ce qui est loin d'être sans conséquence dans un contexte actuel de changements globaux !" explique Pascal Danthu.
    L'arbre aux mille surprises
    
    "Tout le monde connaît les baobabs. Pourtant, du point de vue scientifique, c'est le désert" confie Pascal Danthu. Les projets de l'unité de recherche en partenariat "Forêts et Biodiversité" étudient cet arbre sous tous les angles afin d'apporter des clés pour une gestion plus durable des baobabs. Une gestion capable de concilier la satisfaction des besoins et des usages des populations et la conservation de ce patrimoine unique. Plusieurs approches se croisent : de la génétique aux rapports étroits qu'entretiennent les sociétés avec ce géant du règne végétal, en passant par l'écologie pour mieux connaître ses pollinisateurs, par exemple. Pascal Danthu assure que "le baobab surprend quel que soit l'angle d'étude. L'anatomie du bois est extrêmement complexe, l'architecture de l'arbre défie les modèles classiques, et les relations qu'entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes."
    
    Et puisque les baobabs ne semblent pas être à un mystère près, les chercheurs tentent de percer une autre énigme : la faible présence de petits baobabs dans les forêts malgaches. Ce déficit de régénération fait dire à certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longévité. Le biologiste, lui, n'en est pas persuadé : "ce phénomène peut être dû à des effets anthropiques, aux premières manifestations du réchauffement climatique, ou encore, à une régulation naturelle liée à la très longue durée de vie. La question est à l'étude." En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, à l'ouest de Madagascar, a ouvert une première piste de réponse : "dans cette région très peu anthropisée, la démographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitées."
    Notes
    
        Le projet Corus-baobab est coordonné par Roselyne Lumaret, généticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l'unité de recherche en partenariat "Forêts et Biodiversité", un dispositif prioritaire du Cirad à Madagascar. Les partenaires du projet sont le Cirad, l'Université d'Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l'IRD, l'Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l'Université de Barcelone.
        Les chloroplastes sont les organites des cellules végétales qui contiennent la chlorophylle. Ils captent la lumière fournissant l'énergie nécessaire à la réaction de photosynthèse.
    
    Auteur
    
    Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement

    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2532_baobab_sexualite.php
    À la marge des règles du monde vivant, trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles. Cette sexualité interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s'adapter aux changements environnementaux. Un des nombreux mystères qu'il reste à élucider chez ces majestueux colosses menacés de disparition.
    
    Le baobab est de ces organismes qui nous rappellent que la réalité est toujours plus complexe qu'il n'y paraît. Certains de ces arbres fabuleux sont capables de se reproduire avec des congénères d'une espèce différente. Ce phénomène d'échange génétique entre espèces distinctes, appelé introgression, défie la définition même du terme "espèce". Il vient d'être mis en évidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires dans le cadre du projet Corus-baobab(1).
    
    "Les premières études génétiques réalisées sur les baobabs montraient des incohérences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggérait déjà l'existence d'un tel phénomène." Pour les scientifiques, Madagascar constitue un champ d'étude unique car la Grande île est riche de sept espèces de baobabs sur les huit existants sur la planète.
    Comparaison d'ADN
    
    Après plusieurs missions de terrain pour récupérer de l'ADN via des échantillons de feuilles ou d'écorces, les résultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspécifique et donc l'introgression génétique. Explications. Un arbre d'une espèce A peut féconder celui d'une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s'"acoquiner" aussi bien avec un "partenaire" A que B. Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs "rejetons" feront alors partie de l'espèce A, sauf qu'ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d'espèces B. Le tour est joué !
    
    Pour reconnaître un arbre introgréssé, les généticiens de l'équipe, Jean-Michel Leong Pock Tsy et Roselyne Lumaret ont usé d'une astuce. Ils ont comparé l'ADN du noyau cellulaire, issu pour moitié de la mère et pour moitié du père, avec celui contenu dans les chloroplastes(2) qui a la propriété d'être transmis exclusivement par la mère. Le décalage entre les deux ADN permet aux généticiens de mettre en évidence ce phénomène d'échange de gènes entre espèces.
    Au-delà de la sélection naturelle
    
    Déjà observé chez les chênes par Roselyne Lumaret, le phénomène d'introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs. On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans ! Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne Jean-Michel Leong Pock Tsy : "leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l'a décrite Darwin, l'introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales."
    Grands mais fragiles
    
    Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar sont de plus en plus menacés par les activités humaines et la transformation de leur écosystème. Les recherches financées par le projet Corus-baobab et par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité ont pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement biologique de ce patrimoine unique au monde pour en améliorer la protection. Par exemple, la découverte des phénomènes d'introgression chez le baobab signifie que les gestionnaires de la conservation ne doivent plus considérer ces arbres du seul point de vue de l'espèce. "Imaginez qu'on définisse uniquement des aires protégées où ne vit qu'une espèce, le phénomène d'introgression ne peut plus se produire, les individus pourraient ainsi perdre un précieux mécanisme d'adaptation, ce qui est loin d'être sans conséquence dans un contexte actuel de changements globaux !" explique Pascal Danthu.
    L'arbre aux mille surprises
    
    "Tout le monde connaît les baobabs. Pourtant, du point de vue scientifique, c'est le désert" confie Pascal Danthu. Les projets de l'unité de recherche en partenariat "Forêts et Biodiversité" étudient cet arbre sous tous les angles afin d'apporter des clés pour une gestion plus durable des baobabs. Une gestion capable de concilier la satisfaction des besoins et des usages des populations et la conservation de ce patrimoine unique. Plusieurs approches se croisent : de la génétique aux rapports étroits qu'entretiennent les sociétés avec ce géant du règne végétal, en passant par l'écologie pour mieux connaître ses pollinisateurs, par exemple. Pascal Danthu assure que "le baobab surprend quel que soit l'angle d'étude. L'anatomie du bois est extrêmement complexe, l'architecture de l'arbre défie les modèles classiques, et les relations qu'entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes."
    
    Et puisque les baobabs ne semblent pas être à un mystère près, les chercheurs tentent de percer une autre énigme : la faible présence de petits baobabs dans les forêts malgaches. Ce déficit de régénération fait dire à certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longévité. Le biologiste, lui, n'en est pas persuadé : "ce phénomène peut être dû à des effets anthropiques, aux premières manifestations du réchauffement climatique, ou encore, à une régulation naturelle liée à la très longue durée de vie. La question est à l'étude." En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, à l'ouest de Madagascar, a ouvert une première piste de réponse : "dans cette région très peu anthropisée, la démographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitées."
    Notes
    
        Le projet Corus-baobab est coordonné par Roselyne Lumaret, généticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l'unité de recherche en partenariat "Forêts et Biodiversité", un dispositif prioritaire du Cirad à Madagascar. Les partenaires du projet sont le Cirad, l'Université d'Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l'IRD, l'Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l'Université de Barcelone.
        Les chloroplastes sont les organites des cellules végétales qui contiennent la chlorophylle. Ils captent la lumière fournissant l'énergie nécessaire à la réaction de photosynthèse.
    
    Auteur
    
    Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement

    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2532_baobab_sexualite.php
    À la marge des règles du monde vivant, trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles. Cette sexualité interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s'adapter aux changements environnementaux. Un des nombreux mystères qu'il reste à élucider chez ces majestueux colosses menacés de disparition.
    
    Le baobab est de ces organismes qui nous rappellent que la réalité est toujours plus complexe qu'il n'y paraît. Certains de ces arbres fabuleux sont capables de se reproduire avec des congénères d'une espèce différente. Ce phénomène d'échange génétique entre espèces distinctes, appelé introgression, défie la définition même du terme "espèce". Il vient d'être mis en évidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires dans le cadre du projet Corus-baobab(1).
    
    "Les premières études génétiques réalisées sur les baobabs montraient des incohérences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggérait déjà l'existence d'un tel phénomène." Pour les scientifiques, Madagascar constitue un champ d'étude unique car la Grande île est riche de sept espèces de baobabs sur les huit existants sur la planète.
    Comparaison d'ADN
    
    Après plusieurs missions de terrain pour récupérer de l'ADN via des échantillons de feuilles ou d'écorces, les résultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspécifique et donc l'introgression génétique. Explications. Un arbre d'une espèce A peut féconder celui d'une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s'"acoquiner" aussi bien avec un "partenaire" A que B. Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs "rejetons" feront alors partie de l'espèce A, sauf qu'ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d'espèces B. Le tour est joué !
    
    Pour reconnaître un arbre introgréssé, les généticiens de l'équipe, Jean-Michel Leong Pock Tsy et Roselyne Lumaret ont usé d'une astuce. Ils ont comparé l'ADN du noyau cellulaire, issu pour moitié de la mère et pour moitié du père, avec celui contenu dans les chloroplastes(2) qui a la propriété d'être transmis exclusivement par la mère. Le décalage entre les deux ADN permet aux généticiens de mettre en évidence ce phénomène d'échange de gènes entre espèces.
    Au-delà de la sélection naturelle
    
    Déjà observé chez les chênes par Roselyne Lumaret, le phénomène d'introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs. On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans ! Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne Jean-Michel Leong Pock Tsy : "leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l'a décrite Darwin, l'introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales."
    Grands mais fragiles
    
    Les baobabs, arbres emblématiques de Madagascar sont de plus en plus menacés par les activités humaines et la transformation de leur écosystème. Les recherches financées par le projet Corus-baobab et par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité ont pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement biologique de ce patrimoine unique au monde pour en améliorer la protection. Par exemple, la découverte des phénomènes d'introgression chez le baobab signifie que les gestionnaires de la conservation ne doivent plus considérer ces arbres du seul point de vue de l'espèce. "Imaginez qu'on définisse uniquement des aires protégées où ne vit qu'une espèce, le phénomène d'introgression ne peut plus se produire, les individus pourraient ainsi perdre un précieux mécanisme d'adaptation, ce qui est loin d'être sans conséquence dans un contexte actuel de changements globaux !" explique Pascal Danthu.
    L'arbre aux mille surprises
    
    "Tout le monde connaît les baobabs. Pourtant, du point de vue scientifique, c'est le désert" confie Pascal Danthu. Les projets de l'unité de recherche en partenariat "Forêts et Biodiversité" étudient cet arbre sous tous les angles afin d'apporter des clés pour une gestion plus durable des baobabs. Une gestion capable de concilier la satisfaction des besoins et des usages des populations et la conservation de ce patrimoine unique. Plusieurs approches se croisent : de la génétique aux rapports étroits qu'entretiennent les sociétés avec ce géant du règne végétal, en passant par l'écologie pour mieux connaître ses pollinisateurs, par exemple. Pascal Danthu assure que "le baobab surprend quel que soit l'angle d'étude. L'anatomie du bois est extrêmement complexe, l'architecture de l'arbre défie les modèles classiques, et les relations qu'entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes."
    
    Et puisque les baobabs ne semblent pas être à un mystère près, les chercheurs tentent de percer une autre énigme : la faible présence de petits baobabs dans les forêts malgaches. Ce déficit de régénération fait dire à certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longévité. Le biologiste, lui, n'en est pas persuadé : "ce phénomène peut être dû à des effets anthropiques, aux premières manifestations du réchauffement climatique, ou encore, à une régulation naturelle liée à la très longue durée de vie. La question est à l'étude." En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, à l'ouest de Madagascar, a ouvert une première piste de réponse : "dans cette région très peu anthropisée, la démographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitées."
    Notes
    
        Le projet Corus-baobab est coordonné par Roselyne Lumaret, généticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l'unité de recherche en partenariat "Forêts et Biodiversité", un dispositif prioritaire du Cirad à Madagascar. Les partenaires du projet sont le Cirad, l'Université d'Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l'IRD, l'Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l'Université de Barcelone.
        Les chloroplastes sont les organites des cellules végétales qui contiennent la chlorophylle. Ils captent la lumière fournissant l'énergie nécessaire à la réaction de photosynthèse.
    
    Auteur
    
    Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement

    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2532_baobab_sexualite.php

     
  • Au travers de cette nouvelle rubrique, nous souhaitons faire un inventaire des baobabs présents dans les serres tropicales des jardins botaniques en France et dans les pays frontaliers.

    Pour l'instant nous avons trouvé des sujets à la Ferme aux Crocodiles de Pierrelatte, aux serres d'Auteuil, au Jardin botanique de Lyon (Parc de la Tête d'or) et enfin au Parc du Grand Blottereau (serres tropicales à Nantes).

    Si vous en connaissez d'autres, vous avez pris des photos, n'hésitez pas à nous contacter : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Venez découvrir sur La Boutique du Baobab un arrivage incroyable de produits Baobab en Fer forgé de Madagascar. Ces produits ont été fabriqués équitablement à partir de bidons de pétrole recyclés par l’atelier 4F de Violette et Dieudonné, près d’Antananarivo. Ils ont repris il y a dix ans l'atelier de ferblanterie familial. Aujourd'hui l'atelier emploi 200 personnes qui tous participent au projet : le travail redonne dignité et espoir dans un pays en dégringolade économique. Les bénéfices sont partagés pour que tout le monde ait de quoi se nourrir, se soigner, et envoyer les enfants à l'école.

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  • Dans le cadre de la prochaine sortie de notre carte postale DVD, la D-carte, nous vous proposons en avant-première le visuel de la carte postale sur lequel est inséré le mini-DVD. La sortie officielle est prévue en janvier 2011. Plusieurs projections seront proposées en 2011, restez à l'écoute ! Ce produit sera également proposé dans certains magasins, grande enseignes....rendez-vous en 2011 pour en savoir plus.

    Elle vous sera proposée au prix de 5 euros sur la Boutique du baobab.

    La D-carte, cette carte postale originale qui comprend en plus de la carte postale classique revisitée par une composition graphique attractive, un mini-dvd sur lequel sera présenté un documentaire de sensibilisation grand public autour du baobab de 12 minutes "Graines de colosse" et principalement de la problématique de la non-régénération de l'espèce au Sénégal. Un contenu interactif associant une photothèque et un extrait de vidéos (pollinisation des fleurs de baobab - CERIMES) permettra de proposer sous ce support un ensemble d'informations complémentaires au documentaire en illustrant par exemple les menaces qu'il existe autour de cet arbre emblématique à la fois en Afrique mais aussi dans nos départements et territoires d'outre mer.

  • Depuis quelques années, une société australienne propose des jeunes pousses de baobabs dont la racine ressemblant à un "tubercule" de carotte lorsqu'il est jeune est utilisée pour confectionner de véritables repas !

    Un livre de recette a même été édité en proposant des entrées, plats principal et desserts à base de cette racine tendre.

    Ce livre de recettes en anglais est disponible en format pdf sur le site de l'association dans l'espace réservé aux adhérents.

    Nous avons testé la réalisation de chips de baobab...intéressant avec une légère saveur sucrée.

  • Le baobab, l'arbre le plus facilement reconnaissable dans les savanes africaines,est présent dans la plupart des régions sub-humides à semi-arides au sud du Sahara. On ne peut l'ignorer, ne pas le remarquer ou le considérer comme un arbre ordinaire. Il est des espèces ligneuses connues le plus massif et tient une place prépondérante dans les cultures et les croyances autochtones.

    Souvent plus large que haut, avec des branches ressemblant à des racines, et largement dépourvus de feuilles pendant une grande partie de l'année, l'arbre le plus célèbre d'Afrique, le baobab, aussi appelé par les africains « l'arbre magique », « l'arbre pharmacien », « l'arbre de la vie » ou encore « l'arbre sans dessus dessous », semble mériter l'ensemble de tous ces surnoms.

    D'ordinaire ce n'est pas un arbre élevé, sa hauteur n'atteignant que 14-23 mètres, mais il est réputé pour la circonférence gigantesque de son tronc qui peut atteindre 38 mètres. Le baobab est par exemple omniprésent au Sénégal tant par sa présence dans une grande majorité des paysages du pays que par sa figuration emblématique dans la plupart des documents administratifs et publicitaires.

    De nombreux mythes et légendes qui hantent la société sénégalaise sacralisent le baobab. Il a inspiré les poètes, les écrivains, les peintres, les photographes, les scientifiques, les médecins,...Le baobab est l'un des arbres les plus utiles du Sahel, ce qui lui vaut traditionnellement la protection et la vénération de la population.

    Nous vous conseillons d'acheter vos plants de baobab sur La Boutique du Baobab - www.boutique-baobab.fr en partenariat avec l'association INECOBA, première boutique spécialisée depuis 15 ans dans la vente de baobab africain. Vous y trouverez des plants de différents âges en racines nues ou déjà en pot en fonction des périodes de l'année. La reprise de tous les plants est garantie.

     

    Exigences de culture du baobab

    Substrat

    Cultivez le baobab dans un mélange drainant composé de 50% de terreau de rempotage et de 50 % d'un mélange drainant de type vermiculite/perlite. Choisissez un pot plus profond que large pour que le caudex et la racine pivotante puissent se développer correctement. Le rempotage pourra se faire tous les 3 ou 4 ans de préfèrence au printemps.

    Croissance

    La croissance du tronc est lente. Les branches se développent plus rapidement et peuvent en une saison atteindre 20-30 cm. Vous pouvez le laisser monter ainsi ou bien privilégier une forme plus raccourcie ce qui lui permettra aussi de grossir plus rapidement du tronc avec une taille courte des branches. En pincant l’extrémité des jeunes pousses, votre baobab se ramifiera plus rapidement.

    Exposition

    Placez votre baobab à l'endroit le plus lumineux possible. Cela peut être derrière une fenêtre orientée plein sud, dans une véranda et encore une salle de bain disposant d'une ouverture vers l'extérieur.

    Température

    Le baobab supporte très bien d'être sorti en extérieur de juin à septembre dès lors que les températures ne descendent pas en dessous de 15°C de jour comme de nuit. Il supporte quelques jours des nuits un peu plus fraîches mais attention si cela persiste, il faudra le rentrer à  l'intérieur.

    Arrosage

    En période de végétatin (de mai à octobre), vous devez arroser votre baobab de façon à ce que le substrat reste humide.

    N'utilisez pas de soucoupe en dessous de votre pot. Il est préférable de l'arroser souvent en été par exemple au lieu de le laisser baigné dans un soucoupe pleine d'eau.

    Pendant la période de dormance (octobre/décembre à mai), vous n'arroserez votre baobab qu'une fois par mois de manière trés modérée. Il ne faut pas que le substrat soit humide à cette période. Idéalement, vous le garderez à une température entre 15 et 20°C. Comme il aura perdu ses feuilles à cette période, vous pouvez l'installer dans un endroit à l'écart de lumière directe.plant de baobab

    Engrais

    Les baobabs ont une affinité avec les sols calcaires donc vous pouvez par exemple lui apporter un peu graviers calcaires ou encore des coquilles d'oeuf que l'on va émietter avant de l'incorporer avec une fourchette autour du plant.

    Apportez éventuellement un peu d’engrais organique en granulés au printemps. 

    Maladies

    Les acariens s’attaquent parfois au feuillage en intérieur lorsque l’air est sec. Ils créent un jaunissement des limbes couvert de toiles très fines ressemblant à des toiles d’araignées. Vaporisez souvent le feuillage, appliquez un acaricide si nécessaire.

     

    Pour plus d'informations, poser des questions, vous pouvez utiliser notre forum de discussion : cliquer ici

  • La demande croissante de baobab, de plus en plus prisé pour ses vertus pour la santé en Occident, est en train de changer la vie des Africaines, auxquelles la culture de cet arbre est réservée. Huit à dix millions de familles vivant dans des zones rurales d'Afrique pourraient avoir accès à un revenu durable grâce à "l'arbre de vie".

    Et si le baobab était la clé de l'essor économique de l'Afrique ? Alors que les propriétés du fruit de cet arbre sont de plus en plus mises en avant, Aduna, une société spécialisée dans les produits alimentaires à base de baobab, serait en train de révolutionner la vie des Africaines.

    Un super-aliment au pouvoir d'émancipation

    En effet, en Afrique, la culture du baobab est traditionnellement réservée aux femmes qui en détiennent la propriété et sont donc les premières à profiter du boom de la demande pour ce super-aliment. Le Daily Mail a interviewé des habitantes du Ghana , qui témoignent de la manière dont le baobab a changé leur vie. Elles racontent qu'en travaillant pour Aduna, elles ont pu réunir assez d'argent pour scolariser leurs enfants.

    "Sans le projet baobab, mes enfants n'auraient pas pu être scolarisés au-delà de l'école primaire. Maintenant ils continuent à aller à l'école et j'ai de quoi payer la nourriture pour les nourrir pendant la période de famine.", raconte ainsi au Dailymail Weniamo Kwarayire, mère de quatre enfants âgés de 5 à 17 ans.

    Parce qu'il est l'un des rares végétaux qui survit pendant les périodes sèches, le baobab, qu'on appelle pour cette raison "l'arbre de vie", permet aux Africaines de continuer à travailler au lieu de devoir se rendre dans d'autres régions pour subsister. Sans parler du fait que les femmes parviennent à s'émanciper du simple fait de devenir celles qui font bouillir la marmite à la maison, comme en témoigne Weniamo Kwarayire : "Je peux prendre part aux décisions familiales car je contribue aux finances du foyer".

    Plusieurs millards de dollars de revenus pour l'Afrique ?

    Loin de se contenter d'acheter aux Africaines les fruits du baobab, la société Aduna emploie également celles-ci, qui participent à la préparation des produits ensuite commercialisés dans le monde entier. Le baobab est en effet reconnu pour ses propriétés variées pour la santé, dues à sa haute teneur en antioxydants, en polyphénols et en vitamine C. Et de nombreuses stars, dont Lily Cole, Jude Law, Kirsten Dunst ou la créatrice Vivienne Westwood ne jurent plus que par cet arbre magique.

    Le magazine National Geographic estime que si la demande pour le baobab s'internationalisait, ce sont 8 à 10 millions de familles africaines habitant dans des régions rurales qui pourraient toucher un revenu régulier et voir leur vie transformée. Le fruit du baobab pourrait en effet générer un chiffre d'affaires s'élevant à plusieurs milliards de dollars, toujours selon la publication. L'enseigne anglaise Marks and Spencer, de retour en France depuis quelques années, a déjà décidé de lancer des produits à base de baobab afin de surfer elle aussi sur cet engouement.

    Source : Terrafemina - Ariane Hermelin

  • 59181 10151258888152390 986603825 nDepuis quelques années, les plantes exotiques sont de plus en plus recherchées par les amateurs et passionnés de plantes. Elles ont fait leur apparition dans les jardins, balcons et maisons où les géraniums ont parfois été remisés au placard. Certaines plantes se prêtent plus ou moins bien à ces acclimations en extérieur et intérieur. Par exemple, vous trouverez maintenant sans difficulté dans toutes les jardineries des plants d’Oiseaux du paradis (Strelitzia Regina) qui offrent une floraison extraordinaire en hiver.

    Le baobab est un excellent candidat pour une culture en tant que plante d’appartement. Pourquoi ? Il ne craint pas le manque d’eau, vous pouvez l’oublier quelques mois – il est très peu exigeant sur le substrat du moment qu’il se trouve dans un mélange drainant – il n’est pas avare de soleil, bien au contraire et supportera d’être placé derrière une fenêtre bien ensoleillée. L’idéal est même de le sortir directement à l’extérieur au printemps, été et automne dès que la température nuit et jour ne descend pas en dessous de 15°C.

    Vous aurez ainsi une plante originale, disons même un arbre, qui ne l’oublions pas est caduque !Ne vous étonnez donc pas de voir ses feuilles jaunir et tomber en automne ; ce n’est pas parce qu’il manque d’eau, il suffit de jeter un coup à l’extérieur pour voir que les arbres réagissent de la même manière. Votre baobab vous fait signe qu’il a besoin de repos, un arrosage très léger une fois par mois suffira et attendez patiemment la fin du printemps pour le revoir se reverdir.

    Alors, on se lance dans le semis de graines de baobab ?

     Lire aussi le dossier :

     

      Le semis

    Le semis des graines est souvent caractérisé de difficile mais les passionnés de baobab vous diront le contraire ! En respectant quelques consignes simples, il n’est pas si difficile de faire germer les graines et obtenir un plant de baobab que vous pourrez garder des années voir des décennies... Pour se procurer des graines, rien de plus simple, l'association INECOBA propose des sachets de 8 graines de baobab "Le Petit Prince" ou des sachets de 50 graines, 100 graines, 250 graines,...

    Il faut également savoir que les graines de baobab se conservent de nombreuses années, de préférence dans un endroit sec et sombre. D’une manière générale, le taux de germination diminue avec les semences plus âgées.

    Pour germer, toute graine a besoin d’humidité, de chaleur et d’air. Cependant, ces facteurs, s’ils sont nécessaires, ne sont pas toujours suffisants. En l’occurrence, 2 cas sont possibles : l’inhibition de la germination et la dormance véritable.

    Pour le baobab, il s’agit d’une inhibition due à l’extrême dureté des téguments de la graine, ce qui a pour effet de la rendre imperméable à l’air, la lumière et l’eau et rend le réveil de la graine impossible si elle est plantée sans préalable dans du terreau. Il est à observer que de nombreuses graines d’arbres et plantes sahéliennes sont soumises à ce frein.

    Afin de lever cette pseudo-dormance, plusieurs méthodes sont souvent adoptées : elles peuvent être scarifiées, immergées pendant plusieurs jours (3 à 7 jours) dans de l’eau tiède ou encore ébouillantées une quinzaine de minutes. Les taux de germination sont alors variables. 

    La scarification consiste en une incision ou un râpage des graines qui permet d’éliminer en partie le tégument le plus dur. Cette méthode assure une pénétration rapide de l’eau au sein même des tissus mais exige du temps pour la préparation. Elle conviendra donc à de toutes petites quantités de graines.

    Un bon taux de germination est obtenu avec cette méthode si l’on n’abîme pas les tissus. L’utilisation d’acide sulfurique ou nitrique concentrés pour attaquer en partie le tégument suivi d’un rinçage à l’eau froide permet d’obtenir un taux germination supérieur à 85 %. Attention à la durée de trempage des graines qui est déterminante car il n’est pas question d’abîmer l’embryon : un trempage à l’acide sulfurique pendant trente minutes suivi immédiatement d’un rinçage à l’eau et d’un trempage (toujours dans l’eau) pendant 24 heures.

    Cette méthode est souvent utilisée par le centre forestier de reboisement; toutefois, afin d’éviter de manipuler de tel produit dangereux et nocif, une méthode plus simple décrire ci-dessous vous permet d’obtenir un excellent taux de germination (plus de 70 %).

    Nous vous proposons une méthode de semis plus simple et sans danger ci-dessous.

     

      Que faut-il pour réussir son semis ?

    - Un bac à semis de type mini-serre que l’on trouve facilement dans les jardineries ou bien on peut utiliser un bac en polystyrènedans lequel on aura préalablement fait des trous au fond de celui-ci. Pour fermer, on utilisera le couverture ou bien une simple plaque de verre.

    bac semis      bac polysyrene

              

    - Utiliser un terreau à semis que l'on mélangera pour moitié avec de l'akadama, de la perlite ou vermiculite. Il est nécessaire d'avoir un substrat très drainant. Vous trouverez ces produits en vente sur la Boutique du Baobab : Mélange vermiculite/perlite. De ce fait, on évitera d'utiliser par exemple du sable fin qui donnera l'effet inverse voulu à savoir un substrat trop compact.


    La perlite est obtenue en chauffant un silicate naturel (roche volcanique) à haute température (1200°C). On obtient alors un matériel sous forme de granulés poreux et légers. Son principal intérêt consiste à alléger le substrat, permettant ainsi un bon drainage et l’oxygénation des racines.

    La vermiculiteest un minerai naturel proche de la famille des micas. En la chauffant, la vermiculite s'expanse. Elle favorisera le développement racinaire et stockera l'eau pour la restituer progressivement aux jeunes racines.

     
    Perlite Vermiculite

     

    - Un pulvérisateur pour garder le substrat humide mais pas tremper le temps de la levée des graines.

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    - Un fongicide pour prévenir de la fonte des semis. Vous pouvez très bien utiliser un peu de charbon de bois émiétté qui fera très bien l'affaire.

    - Des godets en plastique pour le rempotage de 5X5X5 cm environ. Ne pas utiliser des godets en tourbe qui retiennent trop l’humidité pour ce type de semis.

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    Etapes pour réussir la germination des graines de baobab africain

    Pour bien faire germer vos graines de baobab, il est nécessaire de bien les faire tremper dans de l'eau chaude pendant au moins 24 heures. Mais comment garder une eau chaude pendant plusieurs heures ? et bien il vous suffit d'utiliser une thermos. Vous la remplissez avec l'eau la plus chaude de votre robinet (60-70°C), nous n'avons pas dit de l'eau bouillante... et vous mettez vos graines dedans pendant 24 h - 48 h maximum.

    L'eau va ramollir la coque de la graine qui va ainsi pouvoir démarrer son processus de germination. Comment constater que la germination a démarré ? et bien, vos graines auront doublé voir triplé de volume. Vous pouvez les laisser plus longtemps, l’essentiel est de constater un gonflement de la graine, signe que l’eau a réussi à atteindre l’embryon à l’intérieur de la graine.

          

     

    Et maintenant, on peut mettre en terre nos graines :

    • Dans le bac à semis, déposer votre mélange de 50% de terreau de semis et 50% vermiculite/perlite
    • Planter les graines à 3 cm maximum de profondeur et espacées de 5 cm les unes des autres.
    • Arroser largement et placer votre bac à semis en plein soleil derrière une fenêtre ou dehors en été. En été, les fortes températures permettent en général un démarrage plus rapide des graines.
    • Humidifier ensuite lorsque la surface est sèche à l’aide d’un pulvérisateur.
    • Au bout de 7 à 14 jours, les cotylédons commencent à sortir suivis des premières feuilles de baobab

    Pour le rempotage attention ! les jeunes pousses de baobab sont fragiles. Il faut attendre que les premières paires de feuilles après les cotylédons se soient bien développées pour procéder au rempotage. Vous pouvez ensuite les transplanter en godet individuel (godets de 5X5X5cm).

    Pour cela, extraire délicatement les jeunes plantules de baobab de préférence avec le terreau autour. Si les racines apparaissent, vous pouvez les saupoudrer d’hormone de bouturage (dite aussi d’enracinement, poudre d’hormone) pour plantes. 

    Vous pouvez également mélanger un peu du terreau d’origine avec le nouveau terreau, de façon à ce que le baobab ne soit pas trop « perturbé » par son nouveau substrat totalement inconnu de lui. Ne pas trop tasser dans un premier temps surtout si les racines étaient nues. Enfin, un premier arrosage abondant grâce au pulvérisateur.

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    Les jeunes plantules développent une longue racine pivot qui sera en fait sa racine principale. Il est donc important lors du rempotage d'avoir une racine bien vigoureuse. On privilégie toujours un rempotage dans un pot bien profond.

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    Jeune plantule de quelques semaines

    Jeunes plants de baobab de 1 an avec leur racine pivot caractéristique en forme de carotte.

     

    Il vous faudra prévoir un rempotage régulier (par exemple tous les deux ans) qui aura lieu pendant l’été. Vous pouvez tailler à cette occasion les racines de 1/3 au moins. La taille des branches n’est pas nécessaire mais si vous voulez lui donner une certaine forme, vous pouvez réduire les branchages. Cela lui permettra aussi de se ramifier et de développer plus rapidement un tronc plus large.

     

     

    Les éléments importants

    L’air : La lumière doit être modérée lors de la levée, et s’avérera être un facteur décisif du développement de votre baobab. Placez donc votre pot à proximité d’une fenêtre ou sous votre véranda. En ce qui concerne la température, bien qu’acceptant en période d’hivernage des nuits à 13°C, votre arbre s’épanouira véritablement à partir de 20°C. Donc n’hésitez pas à le sortir durant l’été entre mai et octobre.

    L’arrosage: il devra être parcimonieux et très espacé dans le temps en période de repos : une fois par mois en hiver. Par contre en été, vous pouvez l'arroser dès que celui-ci est sec soit plusieurs fois par semaine s'il est exposé en plein soleil. Le bois mou et spongieux du baobab se gorge d’eau en saison des pluies afin de disposer de réserves en période sèche. Ainsi conduit, vous pourrez espérer, après une croissance rapide sur les 2 premières années, un accroissement plus raisonnable de 3 cm par an au cours des 50 prochaines années. Taillez rameaux, branches, feuilles lorsque vous les jugez trop longs.

    Comment faire ensuite, une fois que la graine a germé ? Pas de panique mais tout excès d’eau risque d’entraîner la mort de votre baobab : un arrosage modéré, plutôt une pulvérisation en surface pour conserver une bonne humidité tous les 2-3 jours voir tous les jours en été. Si vous avez une mini-serre en plastique c’est l’idéal les premières semaines de sa longue vie…

     La coque reste collée…

    Si l’atmosphère à l’intérieur de votre serre n’est pas assez humide, on observe souvent une adhérence entre la coque de la graine et les premières feuilles. Dans ce cas, augmentez l’humidité de votre serre pour que la coque s’enlève toute seule, ou bien retirer là délicatement manuellement. Si la coque ne n’arrive toutefois pas à se retirer, attendez quelques jours que les premières feuilles se soient presque complètement développées avant de l’arracher. Les deux feuilles initiales du baobab sont appelées cotylédons et sont semblables par exemple aux cotylédons des courgettes. Dès que les vraies feuilles apparaissent, les cotylédons se flétrissent en général, car ils ont assurés pleinement leurs fonctions de protection de la zone de croissance et de soutien alimentaire de la jeune plantule.

    Si rien ne se passe au bout de 14-21 jours...

    Il est probable que la germination des graines semées ne débutera pas sans une autre intervention de votre part. Première chose à faire, retrouver les graines pour vérifier l’état de la semence. Si elles sont toujours dures au toucher, 2 solutions s’offrent à vous : soit vous arrosez de nouveau généreusement le mélange de semis ce qui devrait permettre de lever la dormance des graines au bout de quelques jours (inconvénient: si le semis est trop humide, le germe peut pourrir dès les premiers jours) soit vous procédez à un nouveau trempage des graines pendant quelques jours. Si elles sont molles, la germination va débuter sous peu, vérifier si la racine n’est pas en train de sortir.

    Lire aussi le dossier :

    Quelques de semis réalisés dans les écoles primaires

    Faites nous partager vos photos de semis dans vos classes en les envoyant à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Nous aurons plaisir à vous offrir de nouvelles graines.

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  • A quoi ressemblera le commerce équitable de demain ? Le concours « Futur équitable » est un moyen ludique et attractif de répondre à cette question tout en impliquant les citoyens dans une démarche équitable difficile à s’approprier outre par la consommation, en permettant à chacun de se retrouver dans une démarche existante, ou en proposant son propre chemin dans la recherche d’un monde plus équitable.

    3 CONCOURS
    Les trois premières années du concours étaient dédiées aux produits et proposaient aux citoyens d’illustrer les objets qu’ils aimeraient trouver dans le commerce équitable. Les participations sous forme de dessins ou de photomontages étaient nombreuses et les participants avaient un profil varié, du responsable d’entreprise au lycéen en passant par le consommateur averti.
    Cette année le concours se recentre sur les principes du commerce équitable.

    COMMENT PARTICIPER ?
    Une photo, un croquis, une vidéo, une peinture, un collage... les participants doivent imaginer un principe qui pourrait entrer dans le cahier des charges des labels certifiant les produits commerce équitable.
    Le visuel est à publier sur WWW.EKITINFO.ORG avant le 31 mars.
    Ensuite, jusqu'au 15 avril 2014, les internautes éliront leur illustration favorite, et 4 membres du jury s'exprimeront sur ces dernières. A la clé, c'est plus de 1000€ de cadeaux que partageront les 5 premiers gagnants !

    http://www.ekitinfo.org/communaute/concours/avec-ces-10-principes-illustre-la-justice