- Détails
La mort d’un monument végétal exceptionnel. Tsitakakantsa, le plus gros baobab jamais répertorié à Madagascar, a récemment perdu l’une de ses branches maîtresses. Un signe annonciateur de son déclin, déjà pressenti par un scientifique depuis l’an dernier. Vieux de 900 ans, cet arbre extraordinaire – qui est en fait une plante géante – est considéré comme sacré par les habitants des environs de Morombe, dans le sud-ouest de Madagascar, où il attirait des touristes depuis quelques années.
Tsitakakantsa est un spécimen unique de la forêt d’Andombiry, située à deux heures de piste de la ville de Morombe, dans le sud-ouest de Madagascar. « Sa taille est de 29 mètres de circonférence, ce qui est énorme », explique le biogéographe Cyrille Cornu, spécialiste des baobabs de Madagascar.
« Son nom est très poétique, puisqu’il signifie en malgache "Si tu chantes d’un côté du tronc, ton chant ne peut pas être entendu de l’autre côté". C’est également un baobab sacré. Les habitants l’ont sacralisé quand ils se sont rendus compte en 2018 que c’était le plus gros. À chaque visite, il faut offrir du rhum, du miel quand on en a et d’autres présents pour pouvoir le voir et le toucher. »
- Détails
Madagascar abrite sept espèces de baobabs, dont six ne se trouvent nulle part ailleurs sur la planète. Bon nombre de ces arbres ont plus de 1 000 ans. Ces arbres millénaires sont devenus les symboles mêmes de Madagascar. Ils constituent également une mine d’informations pour la science du climat.
Imaginez ces arbres comme des classeurs contenant l’histoire du climat. Chaque année, lorsqu’un arbre grandit, il forme un nouvel anneau, et à l’intérieur de cet anneau se trouvent des empreintes chimiques qui révèlent la quantité de pluie tombée cette année-là.
Ces archives pourraient fournir à la société les informations dont elle a besoin sur l’histoire climatique de Madagascar. Mais jusqu’à présent, ces informations étaient cachées dans les troncs des arbres.
Nous sommes une équipe de paléoécologistes appliqués et de climatologues qui nous sommes donné pour mission de fournir le tout premier enregistrement des précipitations à partir des cernes des arbres reconstitué à partir des isotopes présents dans les anneaux de baobabs de Madagascar.
- Détails
Sur la piste ocre qui serpente entre Morondava et Belon'i Tsiribihina, douze géants gris-argentés surgissent de la savane. Leurs troncs de cinq mètres de diamètre s'élèvent à trente mètres de hauteur, sculptés par huit siècles de vent malgache. Le soleil décline vers 17h30, transformant le ciel en brasier orange et pourpre.
Vous roulez sur la seule route au monde où cette espèce endémique dessine une cathédrale naturelle. L'Adansonia grandidieri n'existe nulle part ailleurs sur la planète. Ces baobabs sont les derniers témoins d'une forêt tropicale qui couvrait l'ouest de Madagascar avant de disparaître à jamais.

Les Derniers Témoins d'une Forêt Disparue
Ces baobabs ne forment pas une plantation artificielle. Ils constituent les vestiges d'une forêt tropicale dense qui s'étendait sur des milliers d'hectares. La déforestation progressive a épargné uniquement ces survivants, alignés le long de l'actuelle RN8.
L'espèce Adansonia grandidieri reste endémique à Madagascar. Aucune autre population viable n'existe ailleurs dans le monde. Le ministère de l'Environnement malgache a classé le site en zone protégée en juillet 2007, première étape vers un statut de monument national.
Les coordonnées GPS 20°15'S, 44°25'E marquent cette unicité absolue dans la région de Menabe. À seulement 11 kilomètres de Morondava, cette avenue concentre plus de huit cents ans d'histoire naturelle sur un kilomètre de piste.
Lire l'article complet : cliquer ici
- Détails
Tous les articles de notre ancien site sont en cours d'intégration !
- Détails
Des espèces uniques de baobab sont concentrées sur la Grande île. Leur conservation est une priorité absolue compte tenu de leur rôle écologique.
Madagascar concentre l’essentiel de la diversité mondiale des baobabs. Sur les neuf espèces recensées dans le monde, sept sont présentes sur la Grande île et six sont strictement endémiques. L’espèce la plus connue, Adansonia grandidieri, domine le paysage de l’Avenue des Baobabs, dans la région Menabe. Avec ses troncs élancés pouvant dépasser 25 mètres de hauteur, elle constitue aujourd’hui l’un des symboles naturels les plus forts du pays. D’autres espèces, comme Adansonia perrieri ou Adansonia suarezensis, disposent d’aires de répartition très limitées, parfois réduites à quelques forêts résiduelles du nord et de l’ouest. Ces arbres jouent un rôle écologique majeur, tels que le stockage de l’eau, la protection des sols ou encore le maintien de la biodiversité locale. Leur longévité exceptionnelle, souvent pluriséculaire, témoigne de l’ancienneté des écosystèmes, aujourd’hui fragilisés en grande partie par les activités humaines.
Fragile. Malgré leur importance, les baobabs malgaches sont en situation critique. La déforestation liée à l’expansion agricole, aux feux de brousse et à la pression foncière a fortement réduit leurs habitats. Les populations restantes sont isolées, compromettant leur régénération naturelle. Le changement climatique accentue ces difficultés, avec des saisons sèches prolongées et des pluies de plus en plus irrégulières. Les conséquences sont terribles : plusieurs espèces sont désormais classées en danger ou en danger critique d’extinction. Pour le pays, la protection de sites emblématiques comme l’Avenue des Baobabs constitue une avancée, mais reste insuffisante. Il est clair que la survie de ces « renala », mères de la forêt, dépend d’une politique de conservation renforcée, associant État, scientifiques et communautés locales.
- Détails
Niger : le président Tiani à Zinder pour planter les graines d’un avenir vert
Zinder, 4 août 2025 – Le dimanche 3 août 2025, le général d’armée Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger, a foulé le sol de Zinder pour présider la cérémonie officielle de la Journée nationale de l’Arbre. Ce rendez-vous annuel célébrant l’engagement écologique du pays s’est déroulé sous le signe du baobab, symbole de robustesse et de sagesse. Par ailleurs, cette deuxième édition de la fête a mobilisé autorités, citoyens et partenaires internationaux autour d’un message clair : bâtir un Niger résilient face aux défis environnementaux. Ce rituel, bien plus qu’une simple plantation, incarne une volonté de refondation écologique et de cohésion nationale.
Le Baobab, symbole de force : Zinder, cœur de l’engagement écologique
C’est sur le site Amadou Dan Bassa, nommé en mémoire d’un héros de la résistance anticoloniale, que s’est déroulée cette cérémonie vibrante d’espoir. Le choix du baobab comme arbre phare de l’édition 2025 n’est pas anodin : il reflète la force et la pérennité auxquelles aspire le Niger dans sa quête d’un avenir durable. Le président Tiani, entouré d’une délégation de haut rang, a donné le ton en participant à une plantation symbolique, un geste fort pour marquer l’engagement du pays dans la lutte contre la désertification et pour la préservation de son patrimoine naturel.
Une cohorte de hauts dignitaires et partenaires pour un acte écologique
Le chef de l’État n’était pas seul dans cette démarche écologique. À ses côtés, des figures éminentes telles que le général d’armée Salifou Mody, ministre d’État à la Défense, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif pour la Refondation, ou encore Mme Tchiroma Laminou Saade, présidente de la Cour des comptes, ont apporté leur poids à l’événement. De surcroît, la présence de Mme Doumbia Mariama Tamgara, ministre malienne de l’Environnement, et de représentants de l’Alliance des États du Sahel, a clairement souligné la dimension régionale de cet engagement écologique. Des diplomates et des responsables d’organisations internationales accrédités au Niger ont également pris part à cette célébration, renforçant son rayonnement et son importance.
Zinder en fête : quand l’écologie rime avec tradition et unité
Les habitants de Zinder, réputés pour leur hospitalité légendaire, ont transformé cette journée en une véritable fête populaire. Ainsi, animations culturelles, danses traditionnelles et remises de distinctions honorifiques ont rythmé l’événement, donnant à cette célébration une saveur à la fois solennelle et conviviale. La participation active des autorités locales, coutumières et administratives a amplifié la portée de ce rituel. Il dépasse en effet le simple acte de planter un arbre pour devenir un symbole puissant d’unité et de mobilisation collective.
De la Résistance à la résilience : le baobab, témoin d’une nouvelle ère
Le choix du site Amadou Dan Bassa n’est pas fortuit, mais profondément symbolique. En rendant hommage à un héros de la lutte anticoloniale, cette cérémonie ancre l’engagement environnemental dans une histoire de résilience et de souveraineté. La plantation d’arbres, au-delà de son impact écologique évident, devient un acte de mémoire et de projection vers un avenir où le Niger se veut maître de son destin, tant sur le plan environnemental que social.
Une journée, un symbole
Si la Journée nationale de l’Arbre se veut avant tout une célébration de l’environnement, elle est aussi une occasion primordiale de rassembler les Nigériens autour d’une cause commune. En présence de figures politiques, de représentants régionaux et de citoyens engagés, cet événement illustre la détermination du pays à conjuguer développement durable et cohésion nationale. Sous l’égide de ce baobab, qui, comme le Niger, défie le temps et les épreuves, la nation plante les graines de son avenir, un avenir où la verdure sera le gage d’une souveraineté et d’une prospérité retrouvées, défiant les défis climatiques avec une unité sans faille.
- Détails
SENEGAL-ENVIRONNEMENT-REBOISEMENT
Tambacounda, 1er août (APS) – Le fruit du baobab est le produit de cueillette le plus convoité à partir de la région de Tambacounda (est), en raison notamment de son importance pour la sécurité alimentaire, a souligné l’inspecteur régional des Eaux et forêts, le lieutenant colonel Dame Diop.
“C’est le fruit qui circule le plus parmi les produits de cueillette à partir de la région, et nous avons des endroits qui sont des zones de production comme Dianké Mahan dans le département de Goudiry, Missirah dans le département de Tambacounda, et d’autres localités d’où sortent d’importantes quantités”, a-t-il déclaré.
Il y a déjà des sociétés installées à Tambacounda pour la transformation et la commercialisation sur le marché sénégalais et même pour l’exportation du fruit de baobab, a-t-il indiqué dans un entretien avec l’APS, en prélude de la Journée nationale de l’arbre, célébrée ce samedi 2 août.
“Avec le baobab, rien n’est jeté, ses feuilles sont utilisées dans l’alimentation, notamment avec le couscous, l’écorce est utilisée pour faire des cordes pour les éleveurs, le fruit est transformé en poudre et la graine peut donner de l’huile qui coûte extrêmement cher”, a-t-il expliqué.
“C’est une espèce qui a non seulement une importance pour la sécurité alimentaire, mais surtout qui constitue une source de revenus très importante pour les communautés rurales qui n’ont pas beaucoup de possibilités”, a-t-il affirmé.
L’inspecteur régional des Eaux-et forêts de Tambacounda a salué également le rôle du baobab dans la séquestration carbone et l’équilibre écologique dans cette région du Sénégal oriental.
“Chaque espèce a son importance et toutes les espèces séquestrent du carbone. Les peuplements de baobab contribuent aussi à la séquestration de carbone. Pour ces raisons, cette espèce mérite d’être respectée et entretenue pour que son rôle dans la séquestration de carbone et l’équilibre écologique soit pérennisé comme celui de toutes les autres espèces”, a-t-il fait savoir.
Il a signalé cependant que le baobab se trouve désormais confronté au vieillissement de son peuplement et à la dégradation de certaines espèces.
“Le baobab joue un rôle extrêmement important pour les communautés, c’est une espèce dont les fruits sont récoltés et commercialisés […] mais c’est une espèce qui, aujourd’hui, est exposée à des dangers, c’est-à-dire dire que les peuplements sont vieillissants”, a-t-il alerté.
“Nous constatons également, de temps en temps, des chutes de baobab dont les raisons ne sont pas encore totalement cernées, mais ne serait-ce que pour cela, des actions devraient être engagées pour apporter des réponses pour la pérennisation de cette espèce qui joue un rôle extrêmement important de sécurité alimentaire”, a-t-il ajouté.
L’autre risque qu’encourt cette espèce, c’est son excès d’utilisation à des fins commerciales, a-t-il signalé.

“Le fait que tout soit transformé est un autre risque, pour certaines espèces, vous mangez le fruit et vous jetez la graine qui peut germer, mais pour le baobab, la graine est beaucoup plus convoitée, et c’est pour cela que le ministère [de l’Environnement] a estimé qu’il était bon que des actions soient menées […] pour protéger, restaurer et renforcer cette espèce afin qu’elle puisse continuer à jouer son rôle au profit de la communauté”, a-t-il analysé.
Plus de 71.000 plants pour la journée régionale de l’arbre
La commune de Dialacoto, dans l’arrondissement de Missirah, a été choisie pour abriter la commémoration régionale de la 42e édition de la Journée nationale de l’arbre, à travers la plantation d’arbres.
“La commune de Dialacoto a une situation stratégique par rapport à la protection du Parc national, à côté, il y a une forêt classée d’une superficie de plus de 122.000 hectares. Cette forêt, au regard des agressions et des convoitises, mérite d’être vraiment protégée”, a-t-il expliqué.
Il a ajouté : “En matière de reboisement également, c’est une commune qui se distingue par de multiples réalisations qui ont été faites par les populations, mais également par quelques privés”.
“Il y a le Parc national de Niokolo-koba, mais il y a aussi la zone périphérique qui ceinture le parc et constitue donc un tampon pour limiter les agressions. Je crois que cette forêt classée joue ce rôle-là, car non seulement il y a la coupe illicite de bois mais également la convoitise de grandes sociétés pour installer des carrières parce que le sous-sol est riche”, a-t-il poursuivi.
Dame Diop a invité l’ensemble des acteurs à veiller à la protection des ressources forestières pour maintenir l’équilibre écologique et pérenniser les ressources naturelles de la région de Tambacounda, à travers des actions de reboisement qui vont au-delà de la Journée régionale de l’arbre.
“A ce niveau-là, nous disons que toute ressource doit être valorisée au profit de la nation et des communautés environnantes. Cependant, cette exploitation devrait également permettre d’améliorer la gestion et la protection de cette forêt, et de manière générale, l’ensemble des ressources naturelles de la région de Tambacounda qui joue un rôle extrêmement important dans la satisfaction des besoins des populations en produits forestiers”, a-t-il souligné.
“Pour cette 42eme édition, nous avons 48 heures pour planter la contribution de la région qui devrait aller à plus de 71 000 plants […], et les actions de plantation pourront être continuées. Nous sommes préparés à cela et toutes les dispositions ont été prises avec l’ensemble des communautés, des exploitants forestiers, des associations communautaires et tous les acteurs pour atteindre cet objectif fixé à la région de Tambacounda”, a-t-il conclu.
ABD/FKS/HK/BK
- Détails
À Nguekokh et Diambougoum, dans la région de Mbour au Sénégal, le patrimoine naturel est menacé. Les baobabs centenaires de Nguekokh sont abattus pour laisser place à l’urbanisation, tandis que la forêt bleue de Diambougoum, un écosystème unique, est ravagée par les feux de brousse et l’exploitation agricole.

Les baobabs de Nguekokh, victimes de l’urbanisation
Autrefois majestueuse, la route de Mbour à Nguekokh bordée de baobabs centenaires est aujourd’hui défigurée. Ces arbres symboliques, considérés comme des lieux sacrés, sont abattus pour la construction de lotissements et de routes, ou pour la production de charbon de bois. Ce phénomène rapide et brutal se produit souvent sans autorisation ni étude d’impact environnemental.
La forêt bleue de Diambougoum, un écosystème en péril
La forêt bleue de Diambougoum, nommée ainsi pour les reflets argentés de son feuillage, est également menacée. Les feux de brousse, le surpâturage et l’exploitation agricole anarchique rongent cet espace naturel qui abrite des plantes médicinales rares, des oiseaux migrateurs et des arbres sacrés. La disparition progressive de cette forêt entraîne également la perte de savoirs endogènes transmis de génération en génération.
Un patrimoine hybride menacé d’oubli
Ces deux sites, Nguekokh et Diambougoum, représentent un patrimoine écologique, culturel et symbolique important pour le Sénégal. Malgré cela, ils ne bénéficient d’aucune reconnaissance institutionnelle et ne figurent pas dans les plans d’aménagement ou les politiques de protection de la biodiversité. Leur préservation dépend de la mémoire des anciens et de l’action des rares défenseurs de l’environnement.
Un appel à la mobilisation pour la sauvegarde du patrimoine
La sauvegarde de ce patrimoine menacé nécessite une mobilisation collective. Collectivités locales, chefs coutumiers, ONG, enseignants, artistes et jeunes générations doivent se mobiliser pour protéger ces espaces. Il est urgent de les cartographier, de les intégrer aux plans de conservation, de les faire connaître et de les inclure dans les programmes scolaires. Comme le souligne le lieutenant-colonel Paul Moïse Diédhiou à propos du parc du Niokolo-Koba, la promotion de l’écotourisme et l’aménagement de sites touristiques peuvent bénéficier aux communautés locales tout en préservant la biodiversité. L’enjeu est de concilier modernité et mémoire, développement et enracinement pour préserver l’avenir commun, selon Samba Niébé Ba, cité par Sud Quotidien.
- Détails
35 000 baobabs plantés à Kani par la Fondation Cœur Vert pour restaurer les forêts.
La mairie de la ville de Kani a servi de cadre, ce vendredi 18 juillet 2025, à la cérémonie de clôture de la 20ᵉ édition du Camp International de Reboisement (CIR 2025), une initiative de la Fondation Cœur Vert visant à lutter contre l’avancée du désert et à restaurer les forêts.

Organisée pour la troisième fois en Côte d’Ivoire, et une fois de plus dans la ville de Kani, cette édition s’est déroulée sous le parrainage de Monsieur Bouaké FOFANA, Président du Conseil régional du Worodougou et Ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, et sous la présidence de Monsieur Jacques ASSAHORE, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique.
La cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des autorités administratives et politiques, des responsables techniques, ainsi que des leaders religieux et communautaires de la région du Worodougou.
Dans son intervention, Monsieur Ody-Marc DUCLOS, Vice-Président de la Fondation Cœur Vert, a exprimé sa gratitude à l’endroit du parrain et du président de la cérémonie, saluant également le soutien des partenaires institutionnels et communautaires. Il a mis en avant deux faits marquants de cette édition :
1. La priorité accordée à la qualité du reboisement plutôt qu’à la quantité, grâce à l’application des bonnes pratiques enseignées par les agents forestiers pour assurer la survie des plants ;
2. L’esprit de fraternité entre les jeunesses de divers horizons. En effet, 68 jeunes de Kani ont rejoint leurs camarades venus de neuf pays, pour planter, chanter et œuvrer ensemble dans un esprit de solidarité. Un moment fort que le Vice-Président a qualifié de modèle à promouvoir et à répliquer.
En seulement cinq jours, les 249 participants ont mis en terre 35 000 plants de baobab, avec l’appui technique de la SODEFOR, pour renforcer la forêt classée de Bandama Rouge.
Dans son allocution, le Préfet de Kani a souligné que chaque arbre planté est un symbole d’amour pour la planète. Il a félicité les bénévoles, la jeunesse de Kani et l’ensemble des acteurs impliqués, tout en saluant la vision écologique porteuse de la Fondation Cœur Vert. Il a encouragé les campeurs à revenir en 2026 et appelé la population, en particulier les jeunes, à assurer le suivi des 35 000 plants mis en terre.
Il est important de rappeler que la forêt ivoirienne a connu un déclin dramatique, passant de 16 millions d’hectares en 1900 à seulement 2,97 millions d’hectares en 2021, selon les données de l’Inventaire Forestier et Faunique National (IFFN).
Pour faire face à cette situation, l’État ivoirien a adopté, en 2018, une politique de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts, incluant plusieurs projets structurants, dont celui de la Muraille verte de Côte d’Ivoire. Ce projet, porté par le ministère de l’Environnement, prévoit une bande de reboisement de 700 km de long sur 15 km de large, allant de la région du Bafing à celle du Gontougo, soit environ 1 050 000 hectares. L’objectif national est de restaurer 20 % du couvert forestier du territoire d’ici à 2030.
Touré Abdoulaye
- Gardiens d’arbres à palabres : ces communautés qui luttent pour préserver un héritage ancestral
- Le baobab est un super‑aliment de plus en plus prisé dans le monde : une mauvaise nouvelle pour cet arbre sacré d'Afrique
- Au Zimbabwe, les fruits du baobab comme nouvelle source de revenus
- 3 découvertes sur les magnifiques baobabs !
Nos principaux partenaires

